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Théo BACHELOT | 23/02/2015

Le jockey qu'il vous faut !

Si vous deviez miser sur un seul homme au cours d’une réunion en ce début d’année, c’est sur lui. Théo Bachelot, 22 ans, réalise un début de saison exceptionnel ce qui le classe en 2ème position des jockeys nationaux après P-C Boudot.

Comment expliquez-vous cette réussite en début d’année ?

J’ai déjà commencé par réaliser un bon meeting à Deauville en engrangeant 6 victoires. Je suis donc arrivé à Cagnes-sur-Mer avec la confiance. J’ai aussi l’opportunité d’être associé aux chevaux de M. Monfort , M. Cheyer et M. Cerulis, avec lesquels j’ai une bonne réussite. Mon coup de trois à Deauvile mi-janvier m’a aussi aidé pour aborder sereinement le meeting cagnois.

Vous travaillez habituellement pour Stéphane Wattel. Comment vous organisez-vous l’hiver ?

Tous les ans, il me laisse aller à Cagnes en tant que jockey free-lance et j’en profite pour l’en remercier. Grâce à mon agent, Alexis Doussot, je peux ainsi monter pour d’autres entraineurs. Il faut noter l’excellent travail de mon agent qui malgré son déplacement à Hong-Kong et le décalage horaire, continue de travailler pour moi à distance. Son travail est double pendant ces 15 jours car il doit gérer les fuseaux horaires !

Vous êtes actuellement plusieurs jeunes à connaître une belle réussite. Comment cela se passe entre vous ?

C’est vrai, nous sommes plusieurs jeunes jockeys comme Alexis Badel, Tony Piconne ou Eddy Hardouin très motivés et n’hésitons pas à nous déplacer ensemble, partout où il y a des courses. Il y a une très bonne entente entre nous, nous nous tirons vers le haut.

 À 22 ans, vous n’avez connu qu’un seul patron. Pourquoi ?

Je travaille pour Stéphane Wattel depuis 7 ans et tout se passe bien. Il m’a toujours fait confiance, il a été là à des périodes de méforme. Nous avons instauré une vraie relation de confiance. En plus, j’adore mon cadre de vie. Travailler à Deauville me permet de rester proche de ma famille car je suis bas-normand.

Souhaitez-vous parfois découvrir d’autres méthodes ou partir à l’étranger ?

Non. Je n’ai pas de proposition pour aller ailleurs et il en faudrait une très importante pour que j’y réfléchisse. Partir à l’étranger ne m’attire pas plus que cela, même si je suis très fier de la réussite de mon ami Flavien Prat, aux Etats-Unis. Mais moi, cela ne me dit rien.

Pourquoi ?

Car je saurais ce que je perds mais pas ce que je gagnerais. C’est déjà assez difficile de faire sa carrière en France, de faire sa place. Je suis tellement content de ce que je réalise. J’ai la chance d’avoir la confiance de mon patron, je ne veux pas la perdre.

D’où tenez-vous votre passion pour les courses hippiques ?

De ma mère. Sans elle, je ne serais pas là où je suis actuellement. Cela fait 25 ans qu’elle est guichetière sur les hippodromes. Elle prend les paris sur moi et quand elle entend qu’on parle mal de moi, elle me défend ! C’est un plaisir d’être en même temps qu’elle sur les hippodromes de la côte normande. Mon père lui a été vice-champion de France en canoë, il m’a transmis l’esprit de compétition et le goût de l’effort.

Quels sont vos objectifs pour le reste de la saison 2015 ?

Continuer sur ma lancée. Rester mobilisé tous les jours pour aller monter partout en France. Sur le long terme, je souhaite durer le plus longtemps possible. En continuant à gagner autant de victoires que ces deux dernières saisons (environ 75 succès par an, NDLR). Je veux être constant.

En débutant dans le métier, vous attendiez-vous à une telle réussite ?

Je n’aime pas me fixer trop d’objectifs pour être déçu par la suite. Mais sans prétention, je peux dire que je suis fier d’où j’en suis. J’ai toujours donné le maximum de moi-même. Avec du travail et de la persévérance, on y arrive ! Même s’il y a aussi une part de chance dans ce métier…

 

Source : Marion DUBOIS - Courses Epiques