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C’est dans les vestiaires de l’hippodrome d’Auteuil, entre deux courses, |
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Asso-jockeys : Pouvez-vous expliquer en quelques mots votre parcours, et comment en êtes vous venu à exercer le métier de jockey. A-J : Quels sont les hommes et chevaux qui comptent ou qui ont compté dans votre jeune carrière ? RS : J’ai eu la chance de bénéficier de l’expérience de Philippe Chevalier. J’ai eu aussi beaucoup de chance, après l’arrêt de la carrière de Philippe en 2005, que Marcel Rolland me fasse confiance en tant que premier jockey. Je venais de perdre ma décharge 2 ou 3 mois auparavant et on sait que c’est un cap toujours difficile dans la carrière d’un jockey. A-J : Quel est votre avis sur votre métier ? Quels conseils donneriez-vous à ceux qui souhaitent devenir jockey ? RS : C’est un métier difficile, qui nécessite de la rigueur et de la ténacité. Il ne faut jamais rien lâcher, se battre pour y arriver, toujours y croire, être déterminé jusqu’au bout. C’est un métier de passion, une vocation, et je ne pense pas que cela peut l’être autrement. Après il y aussi une petite part de chance, comme dans tout… A-J : Est-ce qu’il faut être un peu casse-cou pour être jockeys d’obstacle ? RS : Non je ne pense pas. Tout est fait lors de la préparation des chevaux, pour que cela se passe bien en course. Après certains paramètres peut être pris en compte comme la méforme du jockey ou du cheval, un parcours difficile. Le risque n’est jamais nul et cela fait parti du métier. La peur n’évite pas le danger, sinon il faut changer de métier. A-J : Quels sont les choses qui sont à améliorer dans le monde des courses ? RS : Même si on communique sur les grands évènements, notre métier manque profondément de médiatisation. Nous ne sommes pas reconnus comme des sportifs de haut niveau, et pourtant il s’agit bien d’un sport je peux vous l’assurer. Une course c’est un spectacle au même titre qu’un grand match de football, nous utilisons les mêmes procédés (entrainement, préparation, grandes courses). Et puis les histoires de chevaux sont tellement belles à raconter, regardez Phonidal par exemple. A-J : Comment voyez vous le rôle de l’association dans ces améliorations ? RS : Je sais que l’Association œuvre sur beaucoup de sujet. Notamment la réévaluation des montes perdantes, ou l’etude sur les casques. Mais je pense qu’un travail sur la médiatisation donnerait encore plus de visibilité sur notre métier et peut être encore plus sur les projets de fond. A-J : Comment voyez vous l’avenir du métier de jockeys, notamment avec l’arrivé d’agents de jockeys. RS : Je ne pense pas que le métier de jockey va beaucoup changer. Pour ce qui concerne les agents, ils sont, je trouve, beaucoup présents aujourd’hui dans les courses de plat. Cela s’explique peut être par le fait que le travail sur un cheval d’obstacle est sur du plus long terme. A-J : Comment sont les rapports entre jockeys ? RS : Nous faisons le même métier, et passons du temps ensemble même hors des hippodromes. Nous sommes rivaux, mais nous nous respectons beaucoup même en course, l’objectif étant toujours de finir devant. C’est une compétition à part entière quand même. A-J : Quel est votre bilan 2006, et vous êtes vous fixé des objectifs pour 2007. RS : J’ai gagné quelques grandes courses en 2006, c’est déjà exceptionnel. Pour 2007 je pense avoir quelques chevaux me permettant de continuer sur cette voie, avec pour objectif de remporter un groupe 1. A-J : En dehors des courses, avez d’autres passions ? RS : Oui bien sur, j’essaye le plus possible d’avoir des activités complémentaires me permettant de décompresser. J’aime la pêche au coup et l’hiver j’adore dévaler les pistes en Snow Board. A-J : Avez-vous un message pour nos internautes ? RS : Faites découvrir le monde de courses à votre proche, emmenez les sur un hippodrome. Et bon spectacle à tous !!
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